Stratégie de la Terre Brulée ...
Depuis le Mercredi 9 Septembre 2009, TDF est en situation de crise :
- Une grève déclenchée le 9 Septembre 2009 par la CGT est en cours
- Un préavis est lancé par la CFDT, FO et la CFTC pour le lundi 14 Septembre 2009
La réunion OS direction du 10 Septembre 2009 entre toutes les Organisations Syndicales et la Direction de TDF n’a permis aucune avancée compte tenu du contexte de grève et de préavis en cours.
Le Mardi 15 Septembre 2009, la CGT décide de quitter la réunion après que la Direction ait clairement indiqué que le projet CAP NUMERIQUE ne serait pas retiré.
CFDT, CFTC et FO ont entamé des discussions sur la base de leur préavis, à savoir :
- Pas de licenciements secs
- Maintien des emplois dans les zones géographiques
- Pas d’externalisation
De son côté, la CFE-CGC essaie d’y voir plus clair dans le jeu de la direction et entame des discussions, difficiles dans ce contexte.
Pendant ce temps sur le terrain :
- Des alarmes remontent à foison,
- Un taux anormal de "disjonction" apparait;
- Une "pluie" de papier alu tombe sur les réceptions satellites;
- Le vent souffle et dépointe les paraboles;
- Un courrier anonyme est adressé aux salariés, dirigeants et clients de TDF, comportant des menaces de black-out des réseaux ...
Ces actions reflètent le désarroi des salariés qui, face à l’intransigeance de la direction, ont recours à des actes de désespoir. Cela relève d’une stratégie de la terre brûlée.
Malheureusement, il n’y a plus aucune notion d’intérêt commun des salariés dans ces manifestations de colère.
La CFE-CGC privilégie une autre voix qui est celle du dialogue sans oublier qu’une pression est nécessaire pour aboutir.
Espérer que la direction renonce à son projet est de plus en plus illusoire, notre volonté est de la faire infléchir sur plusieurs points :
- Limiter les effets des mobilités géographiques ;
- Mettre en place des possibilités de Télétravail ;
- Eviter l’externalisation de certains services ;
- Revoir son projet qui, s’il peut fonctionner depuis un bureau, ne peut être mis en place en claquant des doigts.
En outre, sur les mesures d’accompagnement (Plan de Départs Volontaires, CGPEC avec aide à la mobilité et formation) nous estimons que l’enveloppe mise sur la table, certes pas totalement ridicule, est largement insuffisante.
D’autre part, les modalités doivent être négociées… et pour cela, il faut bien se mettre autour d’une table.
Nous considérons que notre rôle d’organisation syndicale est de défendre les salariés, ceux qui sont menacés dans leur emploi, mais aussi ceux qui resteront dans l’entreprise.
Plus d’infos : contacter le SNT-CFE-CGC (cgc@tdf.fr)
( 01 55 95 12 20/ 01 55 95 13 34