La CFE-CGC denonce les LBO

Publié le par Capemploi-tdf

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 Mieux que les soldes :

Des achats qui se payent eux-mêmes

 

 

 

La CFE-CGC dénonce le développement galopant des rachats d’entreprise à effet de levier (Leverage Buy Out, LBO). Ces opérations sont financées par un recours massif à l'endettement, ce que les taux actuels facilitent.

 

Mais quoi qu’il en soit, il reste que le remboursement des échéances de la dette est effectué grâce à des remontées croissantes de dividendes de la société rachetée : ces dividendes sont donc maximiséS à l’excès et bien loin des défuntes pratiques de rachats par les salariés (RES).

 

Que les remontées de dividendes puissent financer son propre achat, c’est parfois possible, mais cela conduit trop souvent à un étranglement financier de la société rachetée, avec le cortège d’économies indignes – notamment sur le dos des salariés - et l’arrêt de tout investissement d’avenir (recherche, formation, renouvellement des équipements, etc.). Tout cela fragilise un peu plus le tissu industriel français qui n’en a vraiment pas besoin.

 

Autant la CFE-CGC se réjouit du schéma que la récente loi sur l’épargne salariale permet de développer, en particulier vis à vis des nombreuses PME susceptibles d’être cédées ; Autant la CFE-CGC dénonce les recours excessifs des LBO à l’emprunt. Pour faire face au poids de la dette, les dirigeants, souvent eux-mêmes actionnaires, sont incités à gérer « au mieux », c’est à dire « au pire » des entreprises bientôt exsangues, avec comme seul horizon le meilleur rendement immédiat.

 

Enfin, la CFE-CGC souligne le risque majeur que font courir ces endettements très élevés. En cas de rentabilité économique inférieure au coût de l'endettement, l’effet de levier devient négatif. C’est un risque mortel !

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Publié dans CFE-CGC

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